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Podcasts/Résonance[s]/Kelen, Jacqueline

Kelen, Jacqueline

écrivaine, spécialiste des mythes, auteure d'une trentaine de livres dont Marie-Madeleine, blessure d'amour et Une robe de la couleur du temps

Jacqueline Kelen, a Knight at Heart (Episode 1/2)

Résonance[s] · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente-cinq minutes, premier volet de deux ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec des erreurs de reconnaissance dans l'introduction)

Core ideas

D'où elle vient : un pays d'au-delà. Kelen décrit son intérieur « monacal » (livres, pierres, plantes, sa chatte Iris, images d'anges) puis dit venir « de très loin » : son passé n'est pas la biographie ni la lignée terrestre, mais une autre contrée, « au-delà de l'horizon terrestre ». Ses racines sont la langue française et la tradition occidentale (arts, littérature, philosophie) ; elle se sent proche d'esprits qui ne sont pas ses contemporains, de « l'âme médiévale » du XIIe siècle de l'amour courtois. Elle récuse la nostalgie de l'enfance et l'éloge de la jeunesse. Elle dit être née avec le sentiment d'une présence surnaturelle, mise en forme par la religion catholique, et garder l'« absolue certitude » que quelque chose en elle est promis à l'Éternel ; elle dit « tout vit » dans l'esprit d'enfance.

Livres, mythes, Marie-Madeleine. Elle doit tout aux livres, liberté et profondeur, et aux études classiques, qui lui ont fait découvrir les mythes : récits anonymes qui parlent à l'âme, posent les questions d'origine, d'amour, de mal, de mort. Elle regrette qu'on les réduise à un objet universitaire. Marie-Madeleine, figure de la femme passionnée, libre, « selon le cœur », à qui Jésus apparaît en premier après la Résurrection, lui apparaît d'abord en songe ; les évangiles apocryphes la montrent comme femme de connaissance et d'initiation, préférée du Christ (l'amour est élection, non charité ou solidarité).

La femme éveilleuse, l'amour absolu, la chevalerie. Pour Kelen, la mission de toute femme est d'éveiller le cœur spirituel : dans les mythes et contes initiatiques, c'est la femme (Béatrice, Dulcinée, la reine de Saba) qui est la porte du ciel, non le prêtre. Elle préfère l'absolu à une relation médiocre ; l'amour est « apatride », libre, mystique autant qu'érotique, et le christianisme a scindé à tort éros et la mystique. Elle se dit nourrie de chevalerie courtoise et spirituelle et voit dans le combat spirituel (contre les passions, contre l'inertie et le désespoir) une réalité essentielle. Elle cite Pic de la Mirandole (De la dignité de l'homme) et La Boétie : « je suis entièrement responsable » de sa vie. Les mythes maintiennent le lien terre-ciel, comme le fil écarlate de la chair et le fil d'or.

Excerpts

“« les mythes sont des histoires qui parlent à l'âme qui parlent de ce trésor en nous »”

“« toute notre vie se déroule sur fond d'éternité »”

“« il est apatride il est il est libre »”