Arnou-Laujeac, Gabriel
▶ Watch on YouTubeCoverage note: full (environ trois minutes, un poème lu avec fond musical ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec quelques erreurs)
Core ideas
La nostalgie de l'absolu. Le poème s'ouvre sur une image mythique : des dieux secouent le firmament et laissent tomber sur le front du « je » quelques fragments d'infini, qui insufflent en lui la nostalgie de l'absolu, comme « un tison ardent » planté dès la naissance. La présence résonne dans l'absence, comme l'écho du silence dans la poitrine.
Un monde sans ciel. Le locuteur ne voit qu'un monde d'ombres, des troupeaux errant dans un labyrinthe de trompe-l'œil, des « bergers nains » qui démoralisent les masses pour les dominer, une histoire détournée dans les « chambres froides du pouvoir », un siècle « sans ciel et sans ancrage » dont les dieux ont été vidés. Il se dit spectateur, étranger au spectacle, pris de vertige et de nausée devant ces « hordes de morts-vivants ».
L'appel d'une réalité plus vaste. Il prie qu'on l'arrache au long sommeil des hommes et qu'on lui offre « amour et vérité » conjugués à l'éternel présent, pour que le réel apparent tombe comme un voile devant une réalité plus vaste. Le poème se clôt sur l'image des poumons qui cherchent l'air du grand large, celui qui manque cruellement.
Excerpts
“« l'écho du silence frappant dans ma poitrine la présence en l'absence »”
“« quoi que je fisse je demeurais spectateur quoi que je visse étranger au spectacle »”
“« les dieux secouèrent le firmament fir chuter sur mon front quelques fragments d'infini »”