MNEMOSYNEv0.1.2563

Podcasts/Résonance[s]/Arnou-Laujeac, Gabriel

Arnou-Laujeac, Gabriel

poète, auteur du texte

Extrait n°1 de "Plus loin qu'ailleurs" de Gabriel Arnou-Laujeac - Par Véronique Dimicoli

Résonance[s] · partial coverage

▶ Watch on YouTube

Coverage note: full (environ trois minutes, un poème lu ; sous-titres YouTube automatiques en français, plutôt fidèles)

Core ideas

L'infini tombé du ciel. Le poème commence par des dieux qui, avant de disparaître au loin, secouent le firmament et font tomber sur le front du « je » quelques fragments d'infini, y insufflant la nostalgie de l'absolu : un tison ardent planté dès la naissance, l'écho du silence dans la poitrine, la présence dans l'absence, une vague d'équinoxe venue de l'océan des âges.

Un siècle sans ciel. Où que se tourne le poète, il ne voit qu'un monde « au temple d'ombre », des troupeaux qui cognent les parois d'un labyrinthe en trompe-l'œil, des bergers qui soufflent un vent mauvais pour démoraliser les masses, et des mains anonymes qui détournent la grande roue de l'histoire. Le siècle, « sans ciel et sans ancrage », est un mirage ; le poète reste spectateur et étranger, saisi de vertige devant les « morts-vivants » ivres d'oubli.

La prière d'un autre réel. Il demande qu'on l'arrache au long sommeil des hommes, qu'on lui offre « amour et vérité » dans l'éternel présent, que le réel apparent tombe comme un voile au pied d'une réalité plus vaste. Le texte se ferme sur le « rêve d'ailleurs, rêve de plus loin qu'ailleurs » et sur les poumons qui cherchent l'air du grand large.

Excerpts

“« les dieux secouèrent le firmament firent chuter sur mon front quelques fragments d'infini »”

“« des mains anonymes détournai la grande roue de l'histoire dans les chambres froid du pouvoir »”

“« rêve d'ailleurs rêve de plus loin qu'ailleurs »”