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Podcasts/Rien ne veut rien dire/[Not Set]

[Not Set]

un historien de l'art spécialiste de la peinture symboliste (nom altéré dans les sous-titres) ; autour de l'édition des Fleurs du mal illustrée de peintres symbolistes et expressionnistes (Diane de Selliers) ; lectures de poèmes de Baudelaire (« Correspondances », « Les Phares », « Harmonie du soir », « Réversibilité »)

Les Vivants et les Dieux : Baudelaire entre le ciel et l'enfer

Rien ne veut rien dire · Jul 9, 2017 · partial coverage

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Coverage note: full (environ cinquante minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, très fautifs sur les noms propres et sur les lectures de poèmes)

Core ideas

Baudelaire, entre ésotérisme chrétien et symbolisme. L'animateur rappelle que Baudelaire, qualifié de « Satan du romantisme », est pétri de christianisme et d'ésotérisme chrétien (Joseph de Maistre : la réversibilité, un certain sadisme et masochisme psychiques), d'un rapport à la femme à la fois angélique et pécheur, et qu'il est le créateur de notre modernité. Pour l'historien de l'art, le symbolisme (fin de siècle, rejet du matérialisme et de l'académisme, individualisme) se définit par le symbole : une réalité sensible qui renvoie à un autre ordre, rendre visible l'invisible, suggestion plutôt que description (Mallarmé). Il prolonge le romantisme en l'intériorisant : la tempête devient intérieure. L'édition illustrée choisit des images qui n'étaient pas faites pour les poèmes, et fonctionne par une « alchimie » de polysémie.

Une religion de l'art, ambiguë. « Les Phares » réunit une « communion des saints artistique », que reprend Péladan (la Rose-Croix) ; pour les symbolistes, l'art est capable de provoquer la rédemption, le poète ou l'artiste est un nouveau prophète, élitiste et en cénacle, contradictoire avec le désir de communiquer aux masses. Baudelaire, lui, est « voyant » et encore « croyant », les symbolistes sont voyants sans être croyants ; À rebours (Huysmans) parodie ce culte, qui s'achève dans le catholicisme (« la bouche du revolver ou le pied de la croix »). Satie crée sa propre église, individualisme extrême, proche de la folie, mais plus souvent un jeu avec la folie (Rodin, Vallgren).

Descendance : l'art moderne comme art spirituel. L'invité soutient que l'art du XXe siècle n'est pas formaliste mais d'idées et de spiritualité, issu du symbolisme plus que de l'impressionnisme (rétinien) : l'abstraction revendique l'autonomie de l'artiste qui crée son propre univers (Malevitch, Kandinsky, Le Corbusier, le cubisme, le ready-made de Duchamp comme découverte « ésotérique ») ; les musées sont les nouvelles églises (files d'attente) et Péladan préfigure les expositions et manifestes. Baudelaire, avec « du ciel ou de l'enfer, qu'importe », ne retient que la beauté. L'émission se clôt sur des livres : Max Milner, L'Envers du visible (la nuit), Arturo Schwarz, Cabale et alchimie, Coomaraswamy sur les symboles bouddhiques.

Excerpts

“« baudelaire qui est déjà un voyant au fond et quand même encore un croyant »”

“« le symbole par définition suppose une réalité je dirais physique sensible matériel une réalité d'ici qui renvoie à un autre type de réalité »”

“« l'art est capable de provoquer la rédemption »”