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Podcasts/Rien ne veut rien dire/Bourel, Dominique

Bourel, Dominique

Schopenhauer, un philosophe et son monde (2/5)

Rien ne veut rien dire · Dec 10, 2016 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-quatre minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec de nombreuses erreurs de reconnaissance et plusieurs phrases confuses ; les dates et noms sont à vérifier)

Core ideas

Un étudiant marginal à Göttingen. Schopenhauer s'inscrit en médecine à Göttingen, université des Lumières fondée pour faire pièce aux orthodoxies, mais suit surtout l'histoire naturelle (Blumenbach), les mathématiques, l'anatomie, la chimie, la botanique, sans trace de séjour à l'hôpital : un rapport très intellectuel à la médecine, motivé par la connaissance de l'homme (Bichat, Cabanis comptent beaucoup pour sa pensée) et par une réflexion sur la folie depuis la mort de son père. Il note déjà que « la vie est difficile » et que la tâche de sa vie est la réflexion sur la vie. Sous l'influence de Schulze (auteur d'un livre sceptique contre Kant) il se tourne vers la métaphysique. Il se tient à l'écart des cours dictés, lit seul, rencontre Goethe à Weimar, chez sa mère.

Berlin, Fichte et la déception. Il choisit la jeune université de Berlin (fondée en 1810), à la fois pour ses maîtres (Fichte, Wolf en philologie, Klaproth en chimie) et malgré son nationalisme anti-français qu'il ne partage pas. La déception à l'égard de Fichte est immédiate, physique presque : il garde les cours de 1811 dont on a presque la dictée, et se moque du ton des professeurs, « bulles de savon ». Les intervenants discutent de l'université comme mythe allemand (l'alliance recherche-enseignement qui n'aurait jamais fonctionné), de l'échec de son expérience et du fait qu'il ait déposé sa thèse, De la quadruple racine du principe de raison suffisante, à Iéna (1813) plutôt qu'à Berlin.

La thèse, Hegel, Kant. Sa thèse critique la causalité, valable dans le monde des phénomènes mais pas au-delà, ce qui agace Hegel : un monde sans causalité ni nécessité ni finalité, base d'un monde « absurde » avant Le Monde comme volonté. Son attaque contre les idéalistes est personnelle (« charlatan »), il déclare n'avoir aucune « intuition rationnelle » et ne pas comprendre le devenir hégélien. Goethe, qui reconnaît le côté surdoué de la spéculation, est l'un des seuls à le soutenir. Il reste ambivalent envers Kant : adversaire et modèle, alors que dans les années 1813-1816 l'influence de Hegel est encore faible. L'émission se termine sur l'anecdote de Kant noyant son domestique Lampe dans un pense-bête (« ne pas penser à Lampe ») : Schopenhauer y voit un monstre de froideur.

Excerpts

“« je me suis sentie en état d'hostilité avec le monde »”

“« la vie est difficile et le but de ma vie la grande tâche de ma vie c'est la réflexion sur la vie »”

“« je suis dépourvu de toute intuition rationnelle je ne sais pas ce que c'est que la raison »”