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Podcasts/Rien ne veut rien dire/[Not Set]

[Not Set]

aucun invité : récit biographique à plusieurs voix, où la sœur Charlotte, Jarry lui-même et le père Ubu semblent parler tour à tour (les sous-titres ne distinguent pas les locuteurs)

ALFRED JARRY (1873-1907)– Un siècle d'écrivains [1995]

Rien ne veut rien dire · Jun 17, 2018 · partial coverage

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Coverage note: partial (environ quarante minutes ; sous-titres YouTube automatiques très dégradés, sans ponctuation, avec de nombreux contresens et noms propres déformés)

Core ideas

De Laval à Rennes : l'origine d'Ubu. Le récit ouvre sur la mort de Jarry à l'hôpital de la Charité, rue Jacob, à Paris, le 1er novembre 1907, d'une méningite tuberculeuse que l'autopsie attribue à une évolution « tout à fait anormale ». Il remonte ensuite à la naissance à Laval le 8 septembre 1873, aux faillites du père, qui laissent la mère s'installer avec les enfants à Saint-Brieuc, et à l'enfant bricoleur de marionnettes qui commence à écrire des vers de mirliton, des saynètes burlesques et des récits macabres. Au lycée de Rennes (1888-1891), Jarry se lie aux frères Morin ; leur professeur de physique, le père Hébert, devient sous le nom du « P.H. » la caricature sur laquelle ils bâtissent des saynètes de marionnettes (« les Polonais », puis Onésime ou les tribulations de Priou). Le gros mot « merdre » et la « pataphysique » en naissent : le film présente la pataphysique comme « la science des solutions imaginaires », définie par Jarry dans Gestes et opinions du docteur Faustroll.

Paris, l'échec à Normale et la mort d'une proche. Jarry monte à Paris en 1891, échoue au concours de l'École normale supérieure, suit les cours d'Henri Bergson en khâgne, fréquente les cafés du Quartier latin, s'enthousiasme pour Rimbaud et Lautréamont, et noue avec Léon-Paul Fargue une amitié rivale. La mort d'un proche (mai 1893, boulevard de Port-Royal) le laisse sans entrave ; il publie ses premiers poèmes, fréquente Alfred Vallette et Rachilde (les « mardis » du Mercure de France), est incorporé au 101ᵉ régiment d'infanterie à Laval, puis réformé en décembre 1895 pour lithiases biliaires, ce qui lui rend la liberté d'écrire (Les Minutes de sable mémorial, César-Antéchrist, la revue L'Ymagier).

Le scandale d'Ubu roi et les années de misère. Ubu roi, répété le 9 décembre 1896 au Nouveau-Théâtre, déclenche le tumulte attendu à la première (« Merdre ! » ouvre la pièce) : Jarry avait préparé la salle avec un discours préliminaire et le comédien Firmin Gémier joue Ubu en masque. Le film insiste sur le décalage entre l'œuvre et son auteur : Jarry se met à jouer Ubu dans la vie, tandis que ses livres sérieux (L'Amour absolu, Messaline, Le Surmâle, qui raconte une course de cent mille milles contre un train) ne lui rapportent presque rien. Dépensier, toujours endetté (loyers, vélo jamais payé), il vit chez les Vallette à Corbeil, sur la Seine, avec un canot, de l'absinthe et la pêche. Après la fin de La Revue blanche (1903), il écrit pour La Plume et Le Canard sauvage ; il travaille à La Dragonne, qu'il ne terminera pas, et rentre à Paris épuisé en 1907, avant les obsèques à Bagneux et la phrase finale, « Pantagruel m'a tuer ».

Excerpts

“« mort à l'hôpital comme il se le devait à tout même à l'hôpital de la charité »”

“« est né le père ubu le lundi 8 septembre 1873 à 5 heures du matin »”

“« la pataphysique est la science des solutions imaginaires »”