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Podcasts/Rien ne veut rien dire/Nancy, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc

Nancy, Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc

MAURICE BLANCHOT (1907-2003) – Les Vendredis de la philosophie [2007]

Rien ne veut rien dire · Jan 25, 2017 · partial coverage

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Coverage note: partial (environ cinquante minutes ; sous-titres YouTube automatiques très dégradés, sans ponctuation, avec de nombreux passages incompréhensibles)

Core ideas

L'œuvre de Roger Laporte et sa « biographie ». Les présentateurs partent de l'hommage à Blanchot (1907-2003), puis de l'entreprise de Laporte, qui a détruit son premier roman (écrit entre 1948 et 1953) et ses premiers livres (La Veille, 1963, et les volumes qui suivent), jugés non conformes à son projet. Il poursuit ensuite avec Fugue, suivi de Supplément puis de Suite, rangés sous le mot « biographie », qui figure sur la couverture et détermine l'ensemble : il ne s'agit pas de raconter une vie, mais de faire de l'écriture et de la vie deux mouvements qui se mêlent et se bousculent. Le « réseau » des figures (Blanchot, Derrida, Barthes, Proust, Kafka, Artaud) n'est pas un jeu de références qui préexisteraient à l'œuvre : elles sont produites et emportées par l'écriture, comme le sujet qui écrit n'existe pas avant elle.

Pourquoi Laporte refuse l'entretien. Un temps fort de l'émission est le refus d'entretien de Laporte, lu en direct : ce qu'il écrit ne peut être séparé de la manière dont il l'écrit, le contenu n'étant pas détachable de sa performance ; parler directement de son travail reviendrait à le trahir, à lui donner une continuité et un destinataire que l'écriture n'a pas. La communication suppose un émetteur, un message et un destinataire, alors que l'écriture, comme dit Blanchot, serait la rupture de cette structure ; Laporte fait aussi de l'écrivain un orphelin, qui n'est ni père ni fils de son écriture, en s'appuyant sur Derrida (l'écriture « orpheline » privée de son père). Les présentateurs y voient une épreuve de l'impossible, que ne dément pas une jubilation presque héroïque dans les dernières pages de Fugue.

Critique, lecture, neutre et voix. Les textes critiques réunis sous le titre Variations sur un thème biographique (Flammarion), dont Une passion sur Blanchot et Bief sur Derrida, racontent l'expérience d'une lecture qui donne le désir d'écrire : l'écriture de l'autre attire comme modèle et comme moment à suppléer, au double sens de compléter et de supplanter. Un extrait de Blanchot sur le neutre (« une menace et un scandale pour la pensée ») ferme la partie théorique, et l'émission se termine sur la voix, évoquée à travers l'air de Pamina dans La Flûte enchantée.

Excerpts

“« je ne conçois pas d'oeuvres comme détaché de la vie »”

“« l'écriture de l'autre m'attire à la fois comme un modèle et comme un moment »”

“« le réseau n'échappe pas à la règle il constitue la biographie »”