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Podcasts/Rien ne veut rien dire/Soupault, Philippe & Breton, André & Malkine, Georges & Fraenkel, Théodore

Soupault, Philippe & Breton, André & Malkine, Georges & Fraenkel, Théodore

un narrateur non nommé, avec des archives de Philippe Soupault, André Breton, Georges Malkine, Théodore Fraenkel et d'autres, et de nombreux poèmes et textes lus

ROBERT DESNOS (1900-1945) – Un siècle d'écrivains [1997]

Rien ne veut rien dire · Jun 17, 2018 · partial coverage

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Coverage note: full (environ trente-sept minutes ; sous-titres YouTube automatiques avec ponctuation, assez fidèles mais avec quelques erreurs sur les noms propres et des phrases brouillées dans les archives)

Core ideas

Poète avant tout. « Du plus loin qu'il se souvienne, Robert Desnos est poète » : le journaliste, le publicitaire, le critique de cinéma sont secondaires. Né en 1900 dans le vieux quartier parisien de Saint-Merri et de la rue Saint-Martin, il quitte l'école à seize ans avec un brevet médiocre, écrit déjà ses rêves et ses poèmes, vit de petits métiers (une précarité qui durera jusqu'à la radio), se forme en autodidacte à la Bibliothèque nationale, des feuilletons populaires (Fantômas) à Hugo, Nerval, Sade, Lautréamont. Soupault décrit le dégoût de sa génération devant le « bourrage de crâne » de l'après-guerre.

Dans le surréalisme. De retour d'un service militaire en 1922, Desnos lit Les Champs magnétiques et rejoint le groupe de Breton, qui l'élève au rang de médium du sommeil hypnotique : il se jette « tête baissée dans toutes les voies du merveilleux » et produit en transe des jeux de mots et des poèmes à un rythme prodigieux (les « Rrose Sélavy »). Breton salue en 1924 un des « trois fanatiques de première grandeur », mais interrompt les expériences après un incident nocturne où Desnos, hors de lui, saisit un couteau. Les relations se détériorent : Desnos, journaliste pigiste (cinéma, jazz), refuse d'adhérer au PCF, signe en 1930 le pamphlet Un cadavre contre Breton après son exclusion du second manifeste, et se proclame anarchiste. Il aime le cinéma (Fantômas, Chaplin, Les Mystères de New York), invente le scénario de L'Étoile de mer pour Man Ray, raconte ses excès dans Le vin est tiré, et marche la nuit dans Paris avec Malkine en improvisant des alexandrins pendant une heure.

Amours, radio, résistance. Il aime sans retour la chanteuse Yvonne George (« Louise Lame » dans La Liberté ou l'amour !, amputé de soixante pages par la censure), puis Yuki, l'ex-compagne de Foujita. Dans les années 30, il invente des jingles et des émissions de radio (La Clé des songes, la fiction radiophonique Fantômas), écrit des chansons pour Fréhel et des poèmes pour enfants (« Le chat qui ne ressemble à rien »). Sous l'Occupation, il garde un poste dans le journal collaborationniste Aujourd'hui pour renseigner le réseau Agir, publie sous pseudonyme des poèmes de résistance, et répond à Céline par un mépris voilé : « je n'ai jamais pu lire un seul de ces livres jusqu'au bout ». Arrêté par la Gestapo le 22 février 1944, déporté à Auschwitz, Buchenwald, Flossenbürg, Flöha, il est retrouvé mourant au camp de Terezín par un infirmier tchèque qui lui demande s'il connaît le poète Robert Desnos ; il l'a lu avant la guerre.

Excerpts

“« Du plus loin qu'il se souvienne, Robert Desnos est poète. »”

“« Nul comme lui n'aura foncé tête baissée dans toutes les voies du merveilleux. »”

“« Je n'ai jamais pu lire un seul de ces livres jusqu'au bout. »”