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Podcasts/Rien ne veut rien dire/[Not Set]

[Not Set]

commentaire d'un narrateur non nommé dans les sous-titres, avec de longues lectures de Bachelard (La Poétique de la rêverie, La Flamme d'une chandelle, La Psychanalyse du feu) ; le générique n'apparaît pas dans la transcription

Une Vie, une œuvre : Gaston Bachelard, une enfance parmi les eaux (1884-1962)

Rien ne veut rien dire · Jan 23, 2017 · partial coverage

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Coverage note: full (environ une heure ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec des erreurs de reconnaissance ; certaines phrases lues se répètent)

Core ideas

Retrouver l'enfance, non l'autobiographie. L'émission part du poème de Verlaine (« Le ciel est par-dessus le toit… »), pour Bachelard une œuvre qui rachète une vie mal vécue, et du portrait de l'enfant roi : retourner à l'enfance n'est pas chercher un abri ni raconter des événements, mais « quitter la surface pour la profondeur », entrer dans l'intimité de la création. La vie active nous morcelle et nous jette hors des choses (« l'homme est une surface pour l'homme », sauf dans l'amour vrai) ; la rêverie, elle, fait du rêveur un autre lui-même, le double, dans un dialogue avec le miroir (l'eau des étangs, des fontaines) : nous sommes à la fois un et multiple, en nous et hors de nous, délivrés du temps et de l'espace.

Rêverie, solitude cosmique, saisons. La rêverie n'est pas un vide d'esprit mais un don de plénitude, qui nourrit de belles images ; l'enfant solitaire est « premier habitant du monde » : son image prime l'expérience (« l'enfant voit grand, l'enfant voit beau »), et la rêverie de l'enfance donne les « immensités primitives ». Elle est liée au monde paysan (Gaston Roupnel, la campagne bourguignonne), aux saisons comme racines de valeurs psychologiques, à l'anima (Jung) qui nous délivre du temps et de l'espace, aux contes de fées et à l'alchimie (l'adepte et sa « sœur » à l'athanor). L'enfant ignore l'angoisse de la mort (l'oiseau enterré qui devient scarabée) ; l'amour est contemplation d'une image perdue de nous-mêmes.

Le feu, la lampe, la chandelle. Le feu est le grand rêveur de l'enfance : feu volé (Prométhée, le petit faucon qui fait rire l'aspic), cuisson de l'œuf sous la cendre, gaufre croustillante, brûlot de Noël, interdiction sociale première (« le coup de règle sur les doigts »), feu qui invite au repos et à l'attitude du penseur. « L'homme est une création du désir, non une création du besoin » : le superflu précède le nécessaire. La lampe et la chandelle sont des créatures créant la lumière ; le rêveur de chandelle veille, voit dans la flamme la vie et la mort (« s'éteindre »), tandis que la matière entière nous adresse des messages d'amour (caresser, polir la pierre) et que l'eau et le feu se purifient l'un l'autre.

Excerpts

“« l'enfant voit grand l'enfant voit beau »”

“« la rêverie n'est pas un vide d'esprit elle est bien plus tôt le don d'une heure qui connaît la plénitude de l'âme »”

“« l'homme est une création du désir non pas une création du besoin »”