MNEMOSYNEv0.1.2563

Podcasts/Rien ne veut rien dire/Boussemart, Marie-Stella & Germain-Thomas, Olivier & Okada, Amina & Lenoir, Frédéric

Boussemart, Marie-Stella & Germain-Thomas, Olivier & Okada, Amina & Lenoir, Frédéric

la vénérable Marie-Stella Boussemart (présidente de l'Union bouddhiste de France), Olivier Germain-Thomas (écrivain), Amina Okada (conservatrice au musée Guimet), Frédéric Lenoir (directeur de rédaction du Monde des religions) ; extraits du film La Vie de Bouddha de Martin Meissonnier

BOUDDHA (vers 566-486 av. J.C.) – Une vie, une œuvre [2013]

Rien ne veut rien dire · Mar 19, 2017 · partial coverage

▶ Watch on YouTube

Coverage note: full (environ cinquante minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec des erreurs de reconnaissance, notamment sur les noms propres et les termes sanskrits)

Core ideas

La légende dorée d'un homme. Siddhartha Gautama, du clan des Shakya (Shakyamuni), est né au VIe siècle avant notre ère à Lumbini (aujourd'hui au Népal), fils d'un roi et d'une reine Maya dont le rêve de l'éléphant blanc annonce la naissance ; il appartient à la caste des kshatriya. Un sage lit sur son corps les marques d'éminence (lakshana). Son père cherche à le garder au palais, mais les quatre rencontres (un vieillard, un malade, un mort, un ascète serein) lui font quitter la vie princière à 29 ans, au « grand départ ». L'existence historique n'est pas douteuse selon Lenoir, au même titre que celle de Jésus, et l'inscription d'Ashoka à Lumbini l'atteste. Après six ou sept ans d'ascèse extrême, qu'il abandonne, il découvre à Bodhgaya la « voie du milieu » et l'éveil, malgré les tentations de Mara.

Contexte et enseignement. Contemporain de Pythagore, d'Héraclite, de Confucius, il s'inscrit dans l'« âge axial » (Jaspers), où l'on cherche une libération intérieure contre une religion ritualiste dominée par les brahmanes. Son premier sermon à Sarnath, près de Bénarès, pose les quatre nobles vérités : la souffrance, son origine dans le désir, sa cessation, le chemin (l'octuple sentier : éthique et méditation). Il enseigne en pali à tous, fait « exploser le système des castes », accueille les femmes avec réticence, et fonde la sangha ; l'ego est illusoire, la vacuité n'est pas le néant, tout est impermanent et interdépendant (d'où la non-violence et la compassion pour tous les vivants, animaux compris). Il meurt à 80 ans à Kushinagar, entre deux arbres : « tous les composants de l'être sont éphémères ».

Un chemin sans dogme. Le bouddhisme se présente comme thérapeutique (le Bouddha médecin, la sangha infirmière) et expérience personnelle : le maître ne lave pas les fautes de ses disciples, il transmet une méthode à refaire (« si tu rencontres le Bouddha, tue-le »), d'où l'adaptation à toutes les cultures (Theravada, Mahayana, Vajrayana). Les premiers siècles le représentent par l'absence (le trône vide, l'empreinte de pieds), avant l'image gréco-bouddhique du Gandhara ; le vœu de bodhisattva prolonge l'idée de compassion active.

Excerpts

“« le bouddha a toujours dit ça n'est pas parce que je subodore qu'il faudrait que vous croyez ce que j'ai dit simplement pour cette seule raison »”

“« il transmet pas un dogme et transmet pas des croyances il transmet les modalités d'une expérience que chacun doit refaire »”

“« la compassion bouddhique est ouvert à toutes les formes de souffrance la souffrance humaine bien sûr mais aussi la souffrance des animaux »”