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Podcasts/Rien ne veut rien dire/Smeliansky, Anatoli

Smeliansky, Anatoli

vice-directeur du Théâtre d'art de Moscou ; nom déformé dans les sous-titres

Une Vie, une œuvre : Constantin Stanislavski (1863-1938)

Rien ne veut rien dire · Mar 29, 2017 · partial coverage

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Coverage note: full (environ cinquante-quatre minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec de nombreuses déformations de noms et des passages très fautifs)

Core ideas

Fonder un théâtre et une grammaire de l'acteur. Né à Moscou en 1863 dans une famille de marchands cultivés, Stanislavski réagit contre le théâtre impérial et le jeu à la française (Sarah Bernhardt) en fondant en 1898, avec Nemirovitch-Dantchenko, après un déjeuner de dix-huit heures, le Théâtre d'art de Moscou, théâtre privé, sans subvention, à troupe stable, qui crée La Mouette (décembre 1898) et assure le succès de Tchekhov. Les intervenants soulignent l'exigence éthique (recrutement fondé sur le caractère, discipline) et l'ambition d'élaborer une « grammaire de l'acteur » : pour lui, « il s'agit moins de jouer que d'agir ». Le fil conducteur et l'« objectif supérieur » sont les deux éléments principaux du système, et ce dernier évolue sans cesse (du travail à la table aux improvisations après la discussion avec Meyerhold, qui oppose la biomécanique du réflexe à l'authenticité de l'émotion).

Révolution, tournées, Staline. Après 1917, il croit que l'art et la culture adouciront les mœurs, éduque un public neuf, subit les confiscations et la maladie de son fils, ce qui motive les tournées en Europe et aux États-Unis (Paris, 1924, triomphe sans comprendre le russe). Le pouvoir soviétique, goûtant le réalisme du Théâtre d'art, le sacralise tout en le « gommant » de sa dimension mystique et théosophique (yoga, spiritualité), puis l'isole en 1936 avec un studio lyrico-dramatique ; son système a été « déformé » par la postérité américaine (Strasberg, Actors Studio : la « méthode », l'émotion vécue) et par des traductions (La Formation de l'acteur pour un titre russe qui signifie « le travail de l'acteur sur lui-même »), alors qu'il n'a rédigé que trois des huit livres prévus.

Réception en France et héritage. Les invités expliquent qu'en France, faute de formation nationale unique, on « fait du Stanislavski sans le savoir » et on se méfie de la doctrine, tandis qu'en Europe de l'Est il est un « dieu incarné » ; Pierre Arditi raconte comment la découverte d'une réplique écho de sa propre tentative de suicide lui fit comprendre, avec Tania Balachova, la méthode d'identification de soi. Ils concluent que sa réussite est d'avoir montré qu'être acteur est un métier qui s'apprend toute la vie, et d'avoir nommé les choses, ouvrant le débat (Meyerhold, Brecht, Grotowski) sur l'art de l'acteur.

Excerpts

“« il s'agit moins de jouer que d'agir »”

“« depuis stanislavski on sait qu être acteur c'est un métier »”

“« on fait du stanislavski sans le savoir »”