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Podcasts/Rien ne veut rien dire/[Not Set]

[Not Set]

un narrateur non nommé dans les sous-titres ; lectures de lettres de Madame de Sévigné par des comédiens

MADAME DE SÉVIGNÉ : Portrait souvenir [RTF, 1961]

Rien ne veut rien dire · Jun 1, 2018 · partial coverage

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Coverage note: full (environ vingt-cinq minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec de nombreuses erreurs de reconnaissance ; l'introduction musicale et des fragments de lettres sont brouillés)

Core ideas

Une vie de grande dame, banale et brillante. Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, orpheline à sept ans, mariée à vingt ans à un homme qu'elle n'aimait pas (mort en duel pour la « belle Lolo »), veuve à vingt-cinq ans avec deux enfants, mène une vie de salons et d'amitiés (Madame de La Fayette, La Rochefoucauld, son cousin Bussy-Rabutin, le cardinal de Retz) sans aventure amoureuse connue, ni frondeuse ni janséniste. Ses lettres commencent par des billets à Fouquet puis vont à sa fille, Madame de Grignan, partie en Provence en 1671.

L'amour maternel et la compensation. Elle écrit deux fois par semaine pendant des années : « Je ne connais que vous, et hors de vous tout est loin de moi. » Les disputes et réconciliations (« je vous dis bien pire que tout ce qui est mauvais ») nourrissent la légende d'une mère accapareuse et d'une fille froide ; le narrateur la juge injuste pour Madame de Grignan, qui répondait aussi régulièrement, mais note que l'amour de la mère est un « phénomène de compensation » dont elle était consciente (« cet attachement m'a préservée de tous les autres »), et que la fille sentait qu'on aimait l'image qu'on s'en faisait.

Verve, indifférence, religion. Les lettres alternent anecdotes de cour (la serviette de Mademoiselle), faits divers (le passementier du faubourg Saint-Marceau qui tue ses enfants), noces de Louvois, et la vie aux Rochers (allées aménagées, ouvriers). Mais pendant la révolte du papier timbré en Bretagne (1675), elle rapporte la répression (rue de Rennes vidée, vieillards et enfants chassés) avec détachement : « tout fort bon pourvu que… ne m'empêchent pas de me promener dans les bois », ce que Sainte-Beuve et Mauriac jugent indigne. Elle est un peu snob (transportée quand le roi lui parle à Saint-Cyr), économe, et d'une religion de soumission plus que d'amour (« je ne suis ni à Dieu ni au diable », Bourdaloue ne l'a pas échauffée). Elle assiste à l'exécution de la Brinvilliers. Sur la fin, elle écrit « je suis embarquée dans la vie sans mon consentement » et meurt à Grignan en 1696 sans que sa fille soit à son chevet.

La clé du caractère. Le narrateur la résume par sa propre formule, « j'ai l'esprit éclairé et le cœur froid » : une imagination riche mais une sensibilité courte, un « manque » dont l'enjouement et le mouvement perpétuel sont la défense.

Excerpts

“« un phénomène de compensation dont elle même d'ailleurs était parfaitement consciente »”

“« je suis embarqué dans la vie sans mon consentement »”

“« j'ai l'esprit éclairé et le coeur froid »”