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Podcasts/Rien ne veut rien dire/Camus, Albert & Altounian, Janine

Camus, Albert & Altounian, Janine

émission d'archives : voix d'Albert Camus (émission « Gros plan », théâtre Antoine, 1959, extraits de radio de 1944-1959), extraits de Caligula, du Malentendu, des Justes, des Possédés, hommage de Camus à Gérard Philipe ; en seconde partie, journal de la philosophie avec Janine Altounian (traductrice de Freud, L'Écriture de Freud) et chronique sur Les personnes de Robert Spaemann

Albert Camus (I) (3/5) : Camus et le théâtre

Rien ne veut rien dire · Feb 9, 2017 · partial coverage

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Coverage note: full (environ cinquante-trois minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, très fautifs par endroits, notamment sur les extraits d'archives)

Core ideas

Le théâtre comme lieu de bonheur et remède à l'abstraction. À partir de l'émission « Gros plan » de 1959, l'animateur laisse Camus expliquer pourquoi il fait du théâtre : parce qu'il y est heureux (le bonheur est « une activité originale » dont on se cache, les puissants étant souvent des « ratés du bonheur »), parce que le travail de répétition protège de la vie mondaine (« le théâtre est ainsi pour moi un couvent », une communauté de travailleurs tournée vers un seul but) et parce qu'il l'ancre dans le réel (poids des décors, lampes, géraniums), contre l'abstraction qui menace l'écrivain. Il définit l'art comme « l'imagination à partir du réel ». Dans un entretien radiophonique, il refuse l'étiquette de « pièces philosophiques » pour Caligula (étude d'un caractère poussé à bout), défend un théâtre de « grand langage », décrit Le Malentendu (« personne n'est jamais reconnu ») et L'État de siège (la lutte d'une « vérité charnelle » contre les abstractions de la puissance), et on entend la scène de Dora et Kaliayev dans Les Justes.

Maria Casarès, Gérard Philipe, les pièces. L'émission raconte la rencontre de Camus et de Maria Casarès (Le Malentendu, 1944), l'échec de la pièce, l'hommage de Camus à Gérard Philipe (créateur de Caligula en 1945) et la préparation des Possédés (1959), adaptés par Camus qui y voit un « temps dramatique par excellence », avec Pierre Vaneck en Stavroguine ; elle commente Stavroguine comme figure du « monsieur tout le monde » et tient un jugement sévère sur le théâtre de Camus, dont seul Caligula échapperait à l'échec. Le dernier texte lu est un extrait du Mythe de Sisyphe sur l'acteur, qui compose des personnages « pour la montre » et illustre la contradiction absurde.

Excerpts

“« le théâtre est ainsi pour moi un couvent »”

“« n'est-ce pas la définition même de l'art non pas le réel tout seul ni l'imagination tout seul mais l'imagination à partir du réel »”

“« il n'ya pas de théâtre sans grand langage »”