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Camus, Albert

écrivain, adaptateur et metteur en scène des Possédés, d'après Dostoïevski

Albert Camus présente Les Possédés au Théâtre Antoine (1959)

Rien ne veut rien dire · Jun 7, 2017 · partial coverage

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Coverage note: full (environ sept minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec des erreurs de reconnaissance sur les noms propres)

Core ideas

Une entreprise difficile et coûteuse. La directrice du Théâtre Antoine salue le courage de monter Les Possédés, une pièce de Camus longue de trois à quatre heures, qui exige de la patience du public (début à vingt heures). Camus présente quelques acteurs : l'un joue Stepan Trofimovitch, une comédienne russe joue la mère de Stavroguine, un autre Pierre Verkhovenski, « le plus possédé de tous, le plus démoniaque », et le dernier Stavroguine, qu'il juge « un des plus grands héros de roman », un personnage « prophétique » à l'époque de Dostoïevski et plus actuel encore : « les Stavroguine peuplent le monde ».

Dostoïevski, homme de théâtre. Camus dit que, malgré les nombreuses adaptations théâtrales, il y en a finalement peu eu (les Karamazov de Copeau qu'il a lui-même montés, une adaptation des Possédés par une jeune troupe, L'Éternel Mari, Humiliés et Offensés). Dostoïevski, qui n'a jamais écrit pour le théâtre, « est véritablement un homme de théâtre » : il procède par dialogue, par indications de mise en scène très précises, et son temps romanesque est « une sorte de temps par explosion, par raccourci, par condensation », c'est-à-dire « le temps dramatique par excellence ». Chaque scène est amenée et se termine par des coups de théâtre.

L'adaptation. Le roman fait plus de mille pages ; Camus n'a sacrifié que six ou sept personnages, jugés secondaires, et a reporté les scènes des autres dans l'adaptation. Il dit que le titre contient le sujet de la pièce : il fait allusion à un passage de l'Évangile de Luc, les possédés du démon que Jésus a guéris, et il y voit la grande pensée de Dostoïevski. Interrogé sur l'affiche, où son nom est en plus gros caractères que celui de Dostoïevski, il dit ne pas l'avoir vue et déclare qu'il aurait fallu faire le contraire : il s'efface devant Dostoïevski.

Excerpts

“« il est véritablement un homme de théâtre »”

“« une sorte de temps par explosion par raccourci par condensation »”

“« c'est le temps dramatique par excellence »”