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Podcasts/Rien ne veut rien dire/Worms, Frédéric

Worms, Frédéric

philosophe, directeur de l'édition critique des œuvres de Bergson aux PUF

Bergson, tout simplement (4/4) : La pensée et le mouvant

Rien ne veut rien dire · Jun 24, 2017 · partial coverage

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Coverage note: full (environ cinquante-trois minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, avec de nombreuses déformations, notamment « Berkson » pour Bergson et « Vorms » pour Worms)

Core ideas

La pensée comme réalité, l'art et le simple. À partir de l'unique enregistrement connu de la voix de Bergson (1936), où il dit que si nous pouvions communiquer immédiatement avec les choses, l'art serait inutile, Worms explique que l'art dépasse l'obstacle de notre connaissance qui découpe le réel pour vivre, et rejoint ainsi la philosophie. Il lit la page de La Pensée et le mouvant (« L'intuition philosophique ») sur le point « infiniment simple » que le philosophe n'a jamais réussi à dire, d'où il a parlé toute sa vie, et il y voit l'essence de l'acte philosophique : tenir à la fois l'intuition et son déploiement en théories, car la preuve d'une intuition est sa capacité à rejoindre tous les problèmes (mémoire, vie, mystique). Il souligne que, pour Bergson, la pensée n'est pas un « spectacle sur le réel » mais une partie du réel, une force.

Intuition, absolu et effort. Pour Worms, l'intuition bergsonienne est un contact entre deux réalités (la durée et un mouvement du réel), non un regard de spectateur comme chez Descartes ; l'intuition philosophique transforme un contact en problème. Il explique que l'absolu n'est pas un au-delà : il est « inhérent », comme le sucre qui fond oblige le sujet à attendre et manifeste une réalité indépendante, et que la relativité vient de l'action et non de la sensibilité (différence avec Kant). Il rappelle que le recueil n'est pas chronologique (le texte de 1903 est vers la fin) parce que Bergson a évolué, prenant en compte la science (Einstein) ; l'intuition exige un effort, expérience d'une résistance, et la pensée du « mouvant » (participe devenu nom) refuse de séparer une chose de son mouvement, par exemple le corps vivant d'une machine.

Le possible et le réel. À partir du texte « Le possible et le réel », Worms commente l'idée que le possible n'est pas moins que le réel : « notre représentation du possible vient après le réel », rétroactivement ; Hamlet n'était pas « possible » avant Shakespeare, et l'illusion d'un possible préexistant mécanise l'art et fait préparer « la guerre d'avant » (ligne Maginot). Il conclut sur la réalité du temps : le futur n'est pas une représentation abstraite mais ce que l'on crée ici et maintenant, le passé n'est pas seulement un possible abstrait mais une force qui pèse, le présent une épaisseur concrète.

Excerpts

“« la pensée n'est pas un spectacle sur le réel c'est une partie du réel »”

“« le savoir absolu n'est pas survol il est inhérent »”

“« notre représentation du possible vient après le réel »”