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Podcasts/Rien ne veut rien dire/Arasse, Daniel & Careri, Giovanni & Cavarero, Adriana & La Brasca, Franck & Orcel, Michel

Arasse, Daniel & Careri, Giovanni & Cavarero, Adriana & La Brasca, Franck & Orcel, Michel

intervenants d'archives dont Daniel Arasse, Giovanni Careri, Adriana Cavarero, Franck La Brasca et Michel Orcel (traducteur des poèmes), dont l'identité exacte est parfois incertaine dans les sous-titres ; poèmes de Michel-Ange lus par des comédiens

MICHEL-ANGE (1475-1564) – Une vie, une œuvre [1993]

Rien ne veut rien dire · May 9, 2017 · partial coverage

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Coverage note: full (environ cinquante-quatre minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, très fautifs par endroits, avec de longs passages en italien inintelligibles)

Core ideas

La nuit, la pierre et le non-fini. Les intervenants partent des sculptures de la chapelle des Médicis (la Nuit, figure de femme âgée au corps « qui a beaucoup vécu ») et du poème sur la nuit, pour faire de Michel-Ange un poète « fasciné par la nuit comme il est fasciné par la pierre comme il est fasciné par la mort » ; ils évoquent la « glace ardente », le feu qui cristallise, et l'image des figures « endormies dans la pierre » qu'il ne ferait que faire surgir de l'obscurité. Le non-fini (les Esclaves, la chapelle Pauline, l'architecture sans cesse redessinée) est lu comme une tension délibérée entre fini et inachevé, un « rythme » plutôt qu'une proportion, et sa relation à l'Antiquité comme celle de textes à modifier plus que de normes (maniérisme « héroïque »).

Trois périodes spirituelles et un homme tourmenté. Un intervenant résume un spécialiste américain qui distingue : une période de « toute-puissance de l'homme » (néoplatonisme optimiste du plafond de la Sixtine et de la Pietà de Saint-Pierre, où la beauté du corps exprime celle de l'âme), puis, après l'influence de Vittoria Colonna et du cercle de Juan de Valdés, une période de pessimisme chrétien d'ascendance paulinienne (Jugement dernier, renoncement à l'harmonie), et la dernière, mystique, des Pietà tardives. Les lettres montrent un homme ombrageux et harcelé par ses frères et neveux (lettre à Giovan Simone), les poèmes à Tommaso Cavalieri un amour qui passe par la métamorphose et la mort, et des invectives d'une grande violence contre lui-même.

Prométhée, Moïse et la gloire. Après le faux antique (une sculpture enterrée puis vendue comme antique, puis la Pietà dont il aurait signé la ceinture pour revendiquer l'œuvre), les intervenants soulignent l'importance de l'authenticité et de la présence de l'artiste dans l'œuvre, puis le « style tardif » inimitable. Ils expliquent que, selon Vasari, Michel-Ange est le « Moïse » envoyé pour guider les artistes, mais qu'il est plutôt « le Prométhée de la Renaissance » (Ficin), artiste dont la grandeur est punie, quoiqu'il n'ait jamais représenté Prométhée ; sa mystique (L'Imitation du Christ) fait du non-fini une valeur : la vie, comme l'œuvre, est une « tâche infinie ».

Excerpts

“« il est fasciné par la nuit comme il est fasciné par la pierre comme il est fasciné par la mort »”

“« c'est un homme qui dès le départ a une culture très forte très haute »”

“« c'est le prométhée de la renaissance »”