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Podcasts/Rien ne veut rien dire/Camus, Albert & Roblès, Emmanuel & Dib, Mohammed

Camus, Albert & Roblès, Emmanuel & Dib, Mohammed

émission d'archives : voix de Camus (éditorial de Combat, 1944, extraits de la « Tribune de Paris » de janvier 1946 avec Ferhat Abbas, Paul-Émile Viard, un député d'Oran et Jean Amrouche, conférence de 1958), Emmanuel Roblès et Mohammed Dib, un poète et comédien algérien (nom déformé) ; lectures de La Peste ; en seconde partie, journal de la philosophie sur Totem et tabou avec le préfacier de l'édition Folio (François G., nom déformé)

Albert Camus (I) (4/5) : Camus et l'Algérie

Rien ne veut rien dire · Feb 9, 2017 · partial coverage

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Coverage note: full (environ cinquante-quatre minutes ; sous-titres YouTube automatiques en français, très fautifs par endroits, avec de nombreux noms déformés)

Core ideas

Journaliste engagé et chroniqueur de la misère kabyle. L'émission rappelle l'éditorial de Camus dans Combat le 21 août 1944 (résistance, « vraies démocraties populaires et ouvrières ») puis sa jeunesse à Alger républicain (couvrir les faits divers, critique littéraire, reportages sur la misère en Kabylie, « un interdit sur la beauté du monde »). Roblès raconte une mystification de Camus sur la censure en 1939 (un éditorial terminant sur un mot inventé, « il faut tuer tous les… »), et dit que Camus avait un sens aigu de l'humour.

Le « problème algérien » en 1946. Dans l'archive de la « Tribune de Paris », Camus répond à la question « y a-t-il un problème algérien ? » en rappelant les victimes de mai 1945, juge que « la crise politique est beaucoup plus importante que la crise économique », qu'il faut intégrer peu à peu sept millions d'Algériens dans la vie française, parle de la « personnalité algérienne » et d'une pensée politique métropolitaine en retard sur l'histoire. L'émission rappelle ensuite qu'il défendit Ferhat Abbas contre les accusations de France-Soir et condamna toute violence (réponse à un jeune Algérien en janvier 1946 : « la fin ne justifie pas les moyens »).

L'appel à la trêve civile et l'« Algérie de demain ». Le récit du meeting du 22 janvier 1956, organisé à l'initiative de Roblès, évoque Camus parlant d'une fenêtre pendant que des Français hurlent en bas et que le FLN s'infiltre dans le comité ; le poète et comédien algérien interrogé dit que lui et ses camarades n'y croyaient pas et ont participé à l'appel par tactique, pour renouer le contact avec des Français, tout en reconnaissant que l'initiative venait de Camus. Mohammed Dib évoque Camus comme un « frère » exilé à la suite d'un malentendu, dansant à Tipasa, et l'émission se termine sur la conférence de novembre 1958 où Camus dit devoir à l'Algérie ses « leçons de souffrance et de malheur », son bonheur d'être né en Algérie et d'avoir fait partie d'une école d'écrivains algériens arabes et français, modèle de « ce que pourrait être l'Algérie de demain ».

Excerpts

“« justement le fait d'être né en algérie »”

“« la fin ne justifie pas les moyens »”

“« la crise politique est beaucoup plus importante que la crise économique »”