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Lévi-Valensi, Jacqueline

spécialiste de Camus

Albert Camus, les années 'Combat' (1/5) : Naissance d'un engagement, naissance de 'Combat'

Rien ne veut rien dire · Apr 1, 2018 · partial coverage

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Coverage note: full (environ dix-neuf minutes ; sous-titres YouTube automatiques sans ponctuation, avec des erreurs de reconnaissance, notamment sur les noms propres)

Core ideas

Un engagement d'abord sentimental. Avant Combat, Camus est déjà engagé : il adhère en 1935 au Parti communiste algérien, qu'il quitte en 1937. Selon Lévi-Valensi, c'est un engagement « viscéral » plus qu'intellectuel : il ne croit pas aux « lendemains qui chantent », ne veut pas mettre un volume du Capital entre lui et un camarade, mais veut que le sort de la classe ouvrière dont il est issu s'améliore. Il en retient le travail d'équipe et l'action culturelle (le Théâtre du travail, la Maison de la culture) ; il est aussi chargé de recruter en milieu musulman, ce qui précipite un départ fracassant. Elle émet l'hypothèse que Jean Grenier, indécis, a vu dans cette adhésion une expérience par Camus interposé.

La Résistance et le journal. Sous l'influence de Pascal Pia et de René Leynaud, Camus entre dans la Résistance en 1943 et rejoint le journal clandestin Combat, dirigé par Claude Bourdet ; il reste très discret sur son rôle par modestie (« les meilleurs sont morts »). Un extrait du numéro 55 (mars 1944), lu dans l'émission, raconte les représailles contre des villages (« cela vous concerne ») et affirme la solidarité de tous les Français face à l'occupant. Le 21 août 1944, le journal paraît au grand jour (numéro 59) avec Pia comme directeur et Camus comme rédacteur en chef, sous la maxime de Clemenceau et le slogan « un seul chef, de Gaulle ». Né de la Résistance, non d'un parti, il gagne en liberté ce qu'il perd en financement et en diffusion.

La révolution morale. Camus rejette les partis d'avant-guerre (radicaux, Daladier, Herriot) ; son éditorial du 24 août 1944 présente le combat comme une lutte « pour la justice » et « pour la morale » plutôt que pour le pouvoir. La France doit faire la guerre et une révolution : non sanglante mais des mœurs politiques, une démocratie qui ne confisque pas les pouvoirs du peuple et qui tienne ensemble liberté, vérité, justice. Il veut aussi inventer une presse nouvelle, critique, et non l'inféoder à une ligne.

Excerpts

“« il faut introduire la morale dans la politique »”

“« la france doivent faire la guerre en même temps qu'elle doit faire une révolution »”

“« veut commander demain non pour le pouvoir mais pour la justice non pour la politique mais pour la morale »”